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A la une Archipel Paris Cine (Paris 10ème) - une des dernières salles de quartier parisiennes
L’Archipel Paris Ciné : 17 Bd de Strasbourg – Paris 10



Un peu de nostalgie avec cette salle de quartier du Boulevard de Strasbourg à Paris.
Non loin de l’ancien Scala, presque en face du Comedia (Ex Cinéma Eldorado) et du feu Cinex, à 2 pas de son concurrent le célèbre Brady, l’Archipel Paris Ciné est toujours debout.



Façade en 1994



Façade 2009

Sa façade dominée par l’enseigne « Paris Ciné » rouge et blanche et son entrée surplombée des lettres bleues de « L’Archipel » invitent à pénétrer le hall tout en longueur.



Les affiches présentent les nombreux films en continuations et les séances exceptionnelles (Concerts de musique de film, « l’enfance de l’art » ).



La caisse placée au fond du hall permet au projectionniste de faire rentrer le public et lancer rapidement les films grâce à un rapprochement des cabines de projections.
Ce 24 juillet 2009, je profitais d’un emploi du temps plus calme pour aller me délecter (en vo s’il vous plait !) du nouveau film de Sam Raimi « Jusqu’en enfer ». ( Sélectionné au Festival de Cannes , plus de 25 ans après « Evil Dead », présenté alors simplement au Marché du Film – Belle victoire !).



Et là,, après être descendu à la salle 2 j’y suis resté seul pendant quelques minutes, dans le calme et la moiteur d’une climatisation mal réglée. Je me replongeais ainsi dans l’ambiance, quelques années plus tôt lors de la projection en double programme de quelques Series B dans une salle bien remplie et peu aérée.



Je me souviens d’ailleurs, lors du début de la reconversion du Paris-Ciné en salle d’Art et Essai, d’avoir assisté à une projection où les films présentés en vo déconcertaient le publique d’habitués du Bd de Strasbourg, et où les nouveaux spectateurs découvrant ce cinéma ( recommandé par Télérama), étaient étonnés des allers et venus des spectateurs entrant et sortant de la salle pendant la projection des 2 films en permanent.
Ce soir de juillet 2009 , lorsque la projection a débuté, nous étions 5 dans la salle (La clim a été remise en route …).
La salle 1 au rez-de-chaussée, un peu plus grande, ne s’est même pas mise en route, car aucun spectateur n’était présent...



Deux particularités à cette belle salle bleue, l’entrée se fait par le côté de l’écran (ce qui était très gênant quand le Paris Ciné passait des doubles programmes), et un espace bar se trouve au fond de la salle.



L’Archipel Paris Ciné est aujourd’hui un cinéma comportant 2 salles de 120 (salle 1) et 95 places (salles 2). Toutes deux sont équipées du son Dolby Stéréo.



Avec une estimation de 400 à 500 entrées hebdomadaire, l‘Archipel fait un peu plus que son voisin le Brady.

Et maintenant un peu d’histoire…
Je vous laisse aller sur les sites « Sallesdecinema » de Philippe Celerier et « lesplusbellessallesdecinéma » pour connaître plus de détails sur ce petit cinéma de quartier créé en 1890 comme salle de spectacles , puis cinéma en 1917.
Devenu en 1962 cinéma d’exclusivité (avec l’adjonction d’une 2 eme salle en sous sol (la fameuse salle 2), son sort actuel est lié à Mr Pierre J.Dyens qui s’y intéresse en 1997, le rachète, le rénove et créé l’Archipel en 2001, lieu dédié au cinéma et à la musique de films.
C’est sur l’année de 1962 que je reviens, grâce à des archives retrouvées dans « La Cinématographie Française © ».

En 1950, le Paris Ciné est une salle de 500 places. En 1960, la salle est annoncée pour 260 places.

En 1962, décidant d’orienter différemment la programmation du Paris Ciné, Mr Trichet confie à l’architecte Georges Peynet la rénovation de sa salle et du hall. Le Paris Ciné devient Pix (260 pl) , et la petite salle en sous sol devient le Paris Ciné (100 pl) .


©La Cinématographie Française 1962



Le Hall du Pix ©La Cinématographie Française 1962

Dans la grande salle du Pix, la cabine de projection est équipée en 70MM. Les Fauteuils ont été rénovés.


©La Cinématographie Française 1962


 
Saint Michel Chef Chef ; Ses galettes et son cinéma
C’est la gourmandise qui a motivé ma p’tite famille à modifier son trajet pendant ces dernières vacances d’été.
En effet, sachez le, les fameuses Galettes Saint Michel (souvenirs liés souvent à nos grandes mères et nos parents) sont fabriquées à Saint Michel Chef Chef, petite communes de Loire-Atlantique.
Attention, l’usine et son magasin (véritble piège, mais c'est si bon) se trouvent presque en centre ville.
Et comme toutes ces petites communes dotées d’un cinéma, celui-ci est indiqué par un petit panneau.

Le Saint Michel : 20 rue du Redois:



Créé en 1952, cette mono salle de 194 fauteuils équipée du dolby stéréo(244 en 1976), est classée Art et Essai et est membre de l’AFCAE et de l’ADRC.



Géré par une association, le Cinéma Saint Michel est ouvert toute l’année (TLJ pendant les vacances, et uniquement les WE pendant le reste de l’année)


 
Noirmoutier : Cinéma du Gois et Cinéma Le Mimosa

Rattachée au continent par un pont et par la route du Gois (chaussée submersible à marée haute), l’île de Noirmoutier possède deux cinémas.

Le premier que vous découvrirez est :

Cinéma du Gois : Route du Gois à la Barabatre



Construite vraisemblablement dans le courant des années 60, cette salle mono écran de 230 fauteuils (son dolby stéréo ) est ouverte uniquement en saison.



A l’autre bout de l’île, se trouve le deuxième cinéma :

Le Mimosa : 73 avenue Joseph Pineau à Noirmoutier en l’Ile.



Construit en 1949 entre Noirmoutier en l’île et le bois de la Chaise, c’est une salle unique de plus de 400 places nommée le Central (en 1950). Le Central devient vite Le Mimosa .

Repris en 1977 par Mme Marie-Andrée Paintendre Guillemin (fille du fondateur de la salle Mr Guillemin) et c’est avant 1984 qu’une deuxième salle est rajoutée.

L’accès du Mimosa donne dans un grand hall situé sous la salle 1.

La superbe salle 1 tout en gradin (324 places) a su allier modernité et cachet de l’ancien (rampe de lumières autour de l’écran).

La salle 2 avec ses 166 places est plus traditionnelle.

Le Mimosa reste ouvert toute l’année et grâce à ses 2 salles diffuse un large éventail de la production cinématographique. Le Mimosa de Noirmoutier en l’île attire de nombreux Noirmoutrins et habitants des résidences secondaires.

 

 
Carnac - Le Rex
Unique cinéma de cette station balnéaire du sud Bretagne, plus connue pour ses alignements de menhirs, le Rex de Carnac propose 2 salles modernes.

Le Rex – 21 rue de Miln

En été, la rue de Miln est envahie par une population familliale à la recherche  de glaces, confiseries et manèges.



C’est dans cette rue , à la place du fameux Luna Park que les premières représentations cinématographiques ont eu lieu dans les années 30.

En 1948, le Rex est créé (sous le nom de Rex Luna Park) . La salle unique de 300 à 400 fauteuils selon les périodes ne fonctionne principalement qu’en été. Si en 1950, la salle Saint Michel , route de la Trinité est répertoriée comme salle de cinéma , Le Rex est  seul aujourd’hui.



A noter que l’annuaire Bellefaye de 1984, le Rex, longtemps propriété de Mr Pierre Gane n’est plus présent sur la ville de Carnac (suspension de l’activité ?).

Un tournant important se dessine pour le Rex en 1990. La famille Roué prend la gérance du Rex avant d’en devenir propriétaire 2 ans après.



En 1995, le Rex devient un complexe de 2 salles. Conduit par Nadine Roué, le Rex propose des films variés.



Au début de l’été 2009, le Rex équipe ses 2 salles de 267 et 112 places de projecteurs numériques. La satisfaction des spectateurs et les résultats sont au rendez-vous.



Les 2 salles du Rex de Carnac fonctionne aujourd’hui toute l’année et accueille environ 60 000 spectateurs (dont 35% pendant les seuls mois de juillet et août).

Source Ouest France et www.jslm.net


 
Auray - Les Arcades
Aucune historique de la vie des cinémas de la ville d’Auray.



Le cinéma Mane Guen ( au 4 de l’Avenue Wilson), 250 places en 1950, a complètement disparu entre 1960 et 1970 ( capacité annoncé à 450 places en 1960, et orthographe Manne Guen). Cette salle de cinéma n'est plus répertoriée en 1976.

Les Arcades : 8 rue du Levenant (a côté du centre des impots).



Située au centre ville, la salle de cinéma Les Arcades se nomme d'Atlantide en 1950 (602 places).
En 1970 (et en 1976), il devient Atlantic (ou bien est ce une faute de frappe), et est annoncé avec une jauge de 560 fauteuils comme appartenant à l’Association d’Education Populaire des Loisirs Alreens (Pres Mr André Alain).
En 1984, il porte le nom d’Arletty (propriété de Mr Daniel le Molaire). Il comporte alors 2 salles de 164 et 235 places.
Repris il y a 2 ans par Yun et Sylvain Lecointre ; le cinéma les Arcades possède 3 salles de 170- 136 et 54 places , équipées du dolby stéréo et du son digital pour la plus grande.



Les Arcades proposent une programmation variée alternant dans ses 3 salles films commerciaux et salle d’Art et Essai.



Je tiens à remercie Y & S Lecointre qui font parties des très (trop) rares exploitants a bien me communiquer quelques renseignements sur leurs salles.

 
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