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A la une Cinéma Chaplin (ex St Lambert ) - de nouvelles photos
Le petit cinéma de la Peclet va commencer sa rénovation...

En attendant la réfection de la caisse et bien d'autres surprises et modernisations voici une visite des salles du Saint Lambert.
Je remercie Gregory Sauerborn de m'avoir permis de prendre ces photos.


Le plafond du hall après la caisse.


La Salle 1, vue du fond.


Le superbe cadre autour de la scène et de l'écran. Après avoir été longtemps en panne, le rideau a repris du service.


Détails du cadre


La salle 1 vue de l'escalier de sortie de secours


La Salle 2, construite à la place du balcon.


Salle 2 : les moulures de la grande salle dépassent dans ce petit balcon devenu salle de cinéma


La salle 3 , au sous sol.

L'ensemble de ces salles vont connaitre une rénovation, mais l'ambiance de ce petit cinéma devrait être conservée.

 
Sceaux : Le Trianon, cinéma de mon enfance
C’est à Sceaux (Hauts de Seine), que j’ai passé les 25 premières années de ma vie.
Mon gout pour le cinéma, et pour le cinéma en salle, je le dois au Trianon de Sceaux.

Situé rue Marguerite Renaudin, à quelques mètres des écoles communales du centre, le Trianon est l’exemple type de la salle de cinéma de centre ville.
Cette salle mono écran a bien failli fermer ses portes définitivement...



Le début du cinéma à Sceaux :

C’est en 1907, que le cinéma Théophile Pathé s’installe à « la Justice de Paix », rue Houdan (à côté du petit parc). Ce bâtiment est aujourd’hui une annexe de la mairie (nombreuses petites salles).


L'ancienne Mairie (ex Justice de Paix)

Le Trianon : rue Marguerite Renaudin.

Ouvert le 21 juin 1921, le Trianon est à l’époque une salle de 400 fauteuils. La programmation commerciale propose des films en seconde exclusivité.

J’ai fréquenté énormément le Trianon dans les années 70. Alors élève à l’école primaire, je passais quelques-uns de mes Jeudis après-midi (devenu Mercredi en 72/73) au Trianon, séance de 15 heures. C’était alors des films d’aventures (Tarzan, Péplum, Western), des comédies (Les Charlots, louis de Funès) et quelques films catastrophes (Submersion du Japon, La Tour Infernale – un des films les plus importants pour moi).

Puis dans les années 80, ce fut l’incursion de quelques films en VO, la salle municipale des Gémeaux devenant une concurrente du Trianon.
Au Trianon, c’étaient Kramer contre Kramer, Les Dix Commandement, et aux Gémeaux, mes premières nuits du cinéma (science-fiction, Alfred Hitchcock, Roman Polanski).


La façade du Trianon en Fevrier 1996

Mais pour moi, le Trianon, c’était la séance de cinéma et son cérémonial :

L’ouvreuse nous plaçait et faisait régner l’ordre dans la salle. Les meilleures places étaient juste à l’entrée (possibilité d’étaler les jambes), le long de l’allée transversale donnant accès à l’allée centrale qui desservait le reste de la salle.
Après quelques minutes d’attentes en jouant à deviner sur le rideau publicitaire les noms de rues, marques,… ; Le rideau se fermait et se rouvrait sur les dessins animés ou les documentaires « Van deVelde » (ou quelque chose comme ça…) commençant par un lever de soleil et finissant par le coucher.
Les réclames défilaient ensuite alors que les néons se rallumaient violement en clignotant. L’ouvreuse proposait quelque confiserie dans son panier en osier, mais surtout ouvrait son petit local situé entre la salle et la caisse. Celui-ci contenait un congélateur pour les crèmes glacées et un grand stock de bonbons.
Après quelques minutes, une fois les jeunes spectateurs rassasiés, l’ouvreuse appuyait sur un petit bouton relié à la cabine de projection, signalant au projectionniste que le film pouvait démarrer.

Dans les années 90, mes études et mes goûts cinématographiques m’ont amené à fréquenter les salles parisiennes et les plus grands écrans.
J’ai souvenir d’une publicité en faveur des salles de cinéma UGC, dénigrant les salles de quartier. Ce petit film aurait été tourné par Claude Miller . Seule l’entrée du Trianon, décorée avec des affiches de films improbables était visible. Un directeur mal aimable recevait les spectateurs ; Mais hélas, je ne suis pas arrivé à vérifier ces éléments.

Au début des années 80, la fréquentation annuelle du Trianon était de 60 000 entrées pour tomber à 25 000 entrées en 1992.
En décembre 92, le Trianon devait fermer ses portes.
Dans le France Soir du 15/10/92, Pierre Rigenbach, maire de l’époque, annonçait : "En 1988, déjà, j’avais lancé un appel aux Scéens pour qu’ils renouent avec leur cinéma. Apparemment, je n’ai pas été entendu. Mais c’est pourtant la seule solution. Nous étudions, bien sur, la possibilité de reprendre l’exploitation de la salle, mais elle est totalement vétuste. En reconstruire une autre ailleurs ? Cela ne résoudra pas le vrai problème : l’absence de fréquentation. »
Et puis en décembre 92, la mairie de Sceaux annonce la reprise du cinéma, encouragé par l’association « Les amis du Trianon ». Le Trianon fermera quelque temps pour effectuer les travaux impératifs.
Le 3 Février 1993, soutenu par Philippe Laurent (Maire adjoint délégué à la culture et futur maire de Sceaux), « Les amis du Trianon », programmé par l’équipe des Gémeaux, le Trianon rouvre.
En 1994, la mairie de Sceaux décide de prolonger l’expérience du Trianon (34 000 entrées en 93 soit + 30%, soit plus que les prévisions).
Devant les résultats toujours encourageants, la mairie rachète les murs.
En septembre 98, la mairie lance un appel d’offre pour la délégation de service public portant sur l’exploitation du Trianon (durée 3 ans).


© Le Film Français

8 postulants, 3 retenus : Studio 43 (8 écrans), Espace Cinéma (18 écrans) et les Gémeaux (1 écran).
Si Espace cinéma est un temps favoris, les Gémeaux remportent l’appel d’offre à partir de 1999 et pour 3 ans.
Les Gémeaux, Scène nationale, recrutent alors programmateur, projectionniste… objectif 50 000 entrées.

En juin 2000, le conseil municipal vote le principe de reconstruction du Trianon.
Le 27 février 2001, le concours d’architecture est remporté par Frédéric Namur.
Le Trianon ferme, l’ancien bâtiment est détruit. La continuité cinématographique sera assurée dans la petite salle des Gémeaux.

Après 11 mois de travaux, le 9 mars 2003, le nouveau Trianon ouvre ses portes en lieu et place de l’ancien cinéma.


L'entrée au niveau de la Rue Marguerite Renaudin, face à la maison de retraite.


Le Trianon, cinéma de centre ville, propose désormais une salle tout en gradin, avec un écran de 10 m de base, son numérique et 270 places. 2,1 M€ ont été nécessaires pour les travaux.


L'histoire du Trianon raconté par la Mairie

Imaginé par Frédéric Namur comme « un cinéma entre souvenir et modernité », le Trianon possède encore de part et d’autre de la salle les éclairages aux néons de l’ancien Trianon (ceux qui s’allumaient si violement après les séances de mon enfance).



En septembre 2003, la fréquentation sur 6 mois a augmenté de 20% (alors que la fréquentation nationale a baissé de 8%) et est annoncée à 60 000 entrées pour l’année complète.

En 2004, la fréquentation monte à un peu moins de 70 000 entrées.


Le hall du nouveau Trianon. La Caisse est située sous la salle, un hall d'attente se trouve sous la pente de la salle

En 2006, un nouvel appel d’offre est lancé. L’équipe des Gémeaux le remporte.


La nouvelle salle, très confortable et tout en gradin. La salle initialle n'était pa en pente. La cabine de projection se trouvait au dessus de l'arrière de la salle.


L'éclairage original du Trianon , toujours présent.


En 2008, c’est 64 300 spectateurs qui se rendront au Trianon.

Les Gémeaux : 49 avenue Georges Clemenceau.



Le Théâtre des Gémeaux est inauguré le 15 octobre 70. Situé a proximité de Bourg la Reine (dont la mairie est partie prenante avec celle de Sceaux , d’où le nom des Gémeaux), c’est une salle de 385 places destinée principalement au théâtre et spectacles.
Dans les années 80, de nombreuses projections cinématographiques ont lieu. C’est aux Gémeaux qu’ont lieu les premières éditions du Festival de Films de Femmes avant de partir pour Créteil, faute de place.
Le bâtiment des Gémeaux va être entièrement détruit pour être reconstruit.
En 1994, les Gémeaux, scène nationale, comporte 2 salles de 600 et 250 places (c’est cette dernière qui servira de salle de cinéma pendant la fermeture du Trianon)

Vous pouvez voir un film retraçant l’histoire du Trianon :
http://www.ey-films.fr/trianon/videotrianon.htm


Dans 1 an, le Trianon fêterat ses 90 ans, pas mal pour un petit cinéma de banlieue.
 
Cinéma Chaplin (Ex Saint Lambert)
Depuis le 22 décembre 2009, le Saint Lambert a changé de gérant. La fameuse salle indépendante devient le Cinéma Chaplin.



C’est 
Grégory Sauerborn , ex directeur du Majestic Passy qui reprend la direction de ces 3 salles .
L'équipe du Chaplin est une équipe jeune et dynamique qui saura répondre à toutes vos demandes.
Le Chaplin restera un cinéma de multiprogrammation, mais ouvrira plus largement sa programmation en augmentant le nombre de séances en semaine.
Une carte d’abonnement arrive dès mercredi, des séances à tarif réduit se déroulent le samedi matin et dimanche matin.
Pour redynamiser cette salle de cinéma et tout en conservant son esprit, le Chaplin proposera le dernier jeudi de chaque mois son ciné-club présenté et animé par Alain Riou (Journaliste au Nouvel Observateur, “Le masque et la Plume” et “le Cercle”)

A ce ciné-club, se rajouteront tous les derniers samedis de chaque mois, et dans la grande salle ; les soirées Anthology, afin de revoir au cinéma des chefs d'oeuvres du 7 ème art.

Bien d'autres animations verront le jour prochainement. Vous retrouverez toute l'actualité sur www.cinemachaplin.fr .

Vous pourrez aussi louer les salles, et prochainement, organiser des anniversaires, visitez les cabines de projections.

Pour ne rien gâcher, des travaux vont être entrepris, les premiers concernant la face cachée d’une salle de cinéma : la cabine de projection, puis l’enseigne et les caissons, le hall et pour plus tard les fauteuils et bien sur le passage au numérique.

Bonne chance au Cinéma Chaplin (ex Saint Lambert)

 
Argenteuil 2, le retour
Petit retour sur Argenteuil, alors qu’en ce mois de Janvier, n’aura pas lieu « les Cinglés du Cinéma », la manifestation étant reportée, il semblerait, en septembre 2010.

Voici donc quelques documents, informations et photos supplémentaires sur les cinémas d’Argenteuil.

Le Lutetia : Rue de l’Abbé Fleury.


Collection Privée


Collection Alain Leroux 72 600 Mamers

Le Lutetia ferme et la grande salle (1 800 places à ses débuts) est transformée courant 1972 en un complexe de 4 salles.
En 10 semaines d’exploitation le Gamma réalisera 56 000 entrées
En 1974, 243 666 spectateurs fréquenteront le Gamma
En 1975, 258 000 spectateurs
En 1978 , c’est plus de 300 000 spectateurs qui seront accueillis (source Film Français).
En 1984 : 260 000 spectateurs
Le Gamma est composé de 4 salles : 554 places, 200 places,135 places et 99 places.
En voici quelques photos (source Film Français Hiver 74)
Comme d’innombrables salles de cinéma de l’époque, c’est le cabinet d’architecture Georges Peynet qui a réalisé les travaux de transformation du Lutetia en Gamma.


©Le Film Français


Après le départ d’UGC, la mairie d’Argenteuil reprend en main le Gamma, le baptisant « Galilée ».


Au début des années 2000, le Galilée est vétuste et ne répond plus aux besoins de la population et de la mairie. C’est à cette époque que le Galilée fermera et que la mairie décidera la construction d’une salle de cinéma municipale dans le parc de l’Hotel de Ville , Le Jean Gabin.
En 2006, le Galilée est détruit et commence alors la construction d’un centre culturel, le Figuier Blanc.


©www.salles-cinema.com

Inauguré le 7 Février 2009, le centre culturel « Le Figuier Blanc » (nom clin d’œil au passé agricole d’Argenteuil) dispose de 3 salles. (2 salles (145 et 237 fauteuils) au sous-sol destinées uniquement au cinéma, et la grande salle de spectacle (510 places pour spectacles et 436 pour le cinéma).
En 10 mois, l’activité cinéma a attiré plus de 60 000 spectateurs (vs 45 000 attendus).

La salle Jean Gabin - Hotel de Ville
Après la fermeture du Galilée, la mairie d’Argenteuil décide d’ouvrir la salle Jean Gabin (130 places),

©www.salles-cinema.com
La salle de cinéma Le Jean Gabin, qui fonctionne toujours aujourd’hui en parallèle au Figuier Blanc a attiré 29 000 spectateurs en 2008.

L’Alpha (ex Majestic) :
Avant son confrère le Lutetia, le Majestic devient complexe . Les 5 salles de l’Alpha sont aménagé dans le volume de l’ancien Majestic en 1971. (Architecte G.Peynet. Fauteuils Gallay. Propriétaire Ch.Condroyer) Une 6 eme salle est rajoutée en 1972).
Les salles de 331-196-120-120-98 et 82 fauteuils recevront en 1974, 358 000 spectateurs.
En 1975, 357 000 entrées
En 1978, 350 000 entrées,
En 1984, 262 000 entrées


Salle 1 et Salle 2 Photos © Cinematographie Française – Film Français


Salle 3 et 4 -
Photos © Cinematographie Française – Film Français


Salle 5 et 6 -Photos © Cinematographie Française – Film Français


La Façade à la création de l'Alpha -Photos © Cinematographie Française – Film Français
En 1975, les 2 salles de cinéma d’Argenteuil accueillaient 615 000 spectateurs, 522 000 en 1984 (après hélas, plus de chiffres en ma possession) pour finir à une estimation de 90 / 100 000 entrées en 2009 ? En cause, la concurrence des autres salles, l’absence pendant longtemps d’une véritable politique de soutien du cinéma sur Argenteuil.
Souhaitons que les Argenteuillais reprennent le chemin de leurs cinémas.

NB, je n’ai aucune affinité particulière avec Argenteuil, mais ma visite de l’année dernière à Argenteuil , et la découverte de nombreux documents sur les cinémas d’Argenteuil m’ont simplement donné envie de compléter mon premier dossier.



Sources : Cinematographie Française – Film Français - http://www.salles-cinema.com/ (remerciements pour les photos du Jean Gabin et Figuier Blanc)


 
Les Montparnos : 16 rue D'odessa


Inauguré en décembre 1981, le complexe "Les Montparnos" est composé de 4 salles.



Situé à quelques pas du Gaumont Parnasse (Ex Montparnasse Pathé), les Montparnos est un complexe sans charme dévoué essentiellement à la VF.



Il programme souvent des films en continuation de ses cousins Miramar, Bretagne et Bienvenüe-Montparnasse. (Circuit Rytmann)



On accède aux salles situées en sous-sol après un escalier possédant un petit lieu d'attente.


La Salle 1 : 330 places

2 grandes salles de 350 et 220 places et 2 salles de 120 fauteuils vous attendent.

La Salle 4 : 120 places

Les conditions de projections sont correctes si on accepte de faire un petit voyage de quelques années en arrière.


La moquette actuelle avant le relooking "Christian Lacroix" par Gaumont

L'actualité a rattrapé cette chronique. En effet , d'après le Film Français du 1 er Janvier 2010 ( déjà supposé en 2007, annoncé en décembre 2009), EuroPalaces reprend 4 salles du circuit Rytmann (Miramar, Mistral, Bienvenue Montparnasse et Montparnos) , le 5 eme cinéma, le Bretagne continue d'être exploité par Benjamine Radwanski.
Le Miramar (3 salles), jouxtant le Gaumont Parnasse est le plus interressant pour Gaumont qui y voit la possibilité d'avoir un accès sur la place , face au métro.
Mais il n'est "pas question" de recréer un Pole "Gaumont" comme à Opéra ou aux Champs Elysées , mais les "Bienvenue-Montparnass" et "Montparnos" ne devraient pas être negligés pour autant (Rénovation...).



On peut en douter, quand on sait qu'en 1984, les Montparnos réalisait 437 425 entrées , 264 012 en 1988, 255 148 en 1991, et 105 000 entrées en 2008...

Et voilà la suite ... extrait du Pariscope du 6 Janvier 2010 (page 14° Montparnasse)


La suite dans quelques semaines.
 
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